Une seule question : Pourquoi ça n’explose pas?????
Une seule question : Pourquoi ça n’explose pas????? Ma réponse toute personnelle : parce qu’ils divisent pour mieux régner et prennent soins de
placer les gens dans des situations telles qu’ils ne peuvent ou n’osent plus bouger..... Les un protégeant leur os, les autres leurs os à moelle, pour d’autre
encore leur petit morceau de lard avec pour les moins bien servis la peur au ventre de finir avec tous les desservis...... A la fin tous préfèrent l’esclavage
à la faim et à la rue....... Combien de temps cela durera t-il avant que la majorité n’ouvre les yeux sur le fait qu’elle se laisse maltraiter par une
minorité???????? Combien de temps avant qu’elle ne réalise que c’est elle qui détient le pouvoir???????? Qu’elle cesse de baisser son pantalon de
tendre son c.... et de dire merci!!!!!!!!!!!!!
Face à la crise, une seule solution, l'imposition ... mondiale !
C'est vrai quoi ! Dans sa situation désespérée, il aurait même pu se produire des événements susceptibles de lui donner un coup de main miraculeux. Un attentat sur le sol français, par exemple. Ou bien plus probable, un comportement suicidaire de la part de ces « socialistes », aidés par les « écologistes », capables par un de leurs légendaires coups tordus de vendanger une victoire qui leur paraît acquise…
Eh bien non. Sarkozy semble animé de l'énergie du désespoir et souhaite, semble-t-il, aller jusqu'au bout de sa logique pour rentrer dans l'Histoire comme celui qui a le plus fait pour défendre les intérêts des riches et des puissants, les seuls qui comptent à ses yeux.
Tremblez pauvres gens, il nous prépare… une réforme fiscale, dont le principe porte déjà en germe tous les ingrédients de la saloperie sarkozyste : il s'agit de remplacer l'ISF, celui qui devrait être payé par les plus riches, par un ou plusieurs autres, qui seront forcément payés d'une manière ou d'une autre par des moins riches.
Le principe de l'impôt est pourtant simple à comprendre. Il s'agit d'une forme de solidarité : ceux que le système, les parents, le hasard et parfois même le talent ont favorisés financièrement reversent une partie de leur argent à ceux que le système, les parents, le hasard et parfois même une absence totale de talent ont placés dans la mouise.
La manière dont cette solidarité s'exerce est même un moyen infaillible de distinguer une politique économique de droite d'une politique économique de gauche.
Même en France où les libéraux affirment sans honte que le régime est quasiment « communiste », il est possible de se constituer des fortunes colossales à peine égratignées par l'impôt. L'actualité a de manière fort opportune donné l'exemple de Madame Bettencourt, que l'on a laissée accumuler sans réagir la fortune absurde de 17 milliards d'euros -ce qui n'a absolument aucun sens-. Les « droits de succession » n'ont absolument pas fonctionné dans son cas, puisque cette fortune provient exclusivement d'un héritage. Pire, elle ne payait l'ISF que sur 2 de ses 17 milliards. J'avais calculé qu' en 10 ans, ce sont ainsi 2,5 milliards d'euros qui ont fait défaut au budget de l'État français. Pour une seule personne physique. Hallucinant, non ?
J'ai aussi récemment parlé de Martin Bouygues, qui se pavane dans son yacht à 65 millions d'euros, à la tête d'une fortune familiale supérieure à 2 milliards d'euros (et en hausse de 22% entre 2009 et 2010 : on comprend qu'il fasse partie de la poignée de sarkozystes enthousiastes !). Ah oui, mais c'est un brillant ingénieur, assurément ! Tu parles, Charles, le petit Bouygues, fils du milliardaire Francis, n'a que le bac ! Imaginez un Martin B., fils d'un Francis B., ouvrier du bâtiment et une femme au foyer, qui n'aurait que le bac pour bagage. Quelles seraient ses chances de posséder un yacht de 65 millions d'euros et de faire passer ses idées ultralibérales sur la première télé de France ? Nulles, strictement nulles ! Il serait probablement dans la file d'attente de Pôle Emploi qui s'allonge jusque dans la rue, ou à galérer entre CDD et contrats d'intérim pour rembourser les intérêts du crédit révolving indispensable pour payer le changement de boîte de vitesses de sa R19 hors d'âge. TF1, il se contenterait de la regarder tous les soirs, affalé comme une loque sur son canapé Ikea bouffé par le clebs.
Le maintien d'impôts élevés et progressifs, avec effet couperet confiscatoire quand les montants dépassent les limites de la décence (lesquelles demandent à être débattues, mais sont assurément très en dessous du milliard d'euros !) est une condition indispensable à la justice sociale.
Or depuis les années 80, c'est exactement le contraire qui se produit ! Une vague libérale d'ampleur mondiale submerge la planète : une transe frénétique qui semble inarrêtable. Il faut baisser les impôts. Ceux des entreprises d'abord, et ceux des riches particuliers. Sinon c'est pas bien, ça plombe l'économie. Et les entreprises, comme les riches, quittent le pays et vont voir ailleurs, laissant derrière eux la misère. Enfin, ce n'est pas forcément la réalité, c'est l'argumentaire. Et ça marche !
Mais pour la plupart des habitants « normaux » de ces pays, ceux qui ont élu les dirigeants cyniques qui mettent en oeuvre ces plans de ruine et de destruction, c'est un drame. Moins de recettes, et c'est l'assèchement progressif des finances du pays, l'explosion de la dette et le cortège funeste des mesures que nous ne connaissons que trop, avec cet argumentaire imparable : nous n'avons pas le choix, il faut être courageux.
L'équation est simple : chaque fois qu'une multinationale ou un riche ne paie plus un impôt, c'est vous, salauds de pauvres, qui payez à sa place. Pas forcément en pognon sonnant et trébuchant, puisque c'est une matière qui vous fait défaut. Mais en nature. Et ça peut prendre des formes surprenantes. Un médicament moins remboursé ? Deux ans de travail supplémentaire ? Un jour férié ? Un hôpital qui n'a plus les moyens ? Un bureau de poste qui ferme ? La file de gauche de l'A31 pas déneigée ? Le foutoir historique en région parisienne et dans l'est mercredi soir ? La sécurité d'une course cycliste régionale qui devient hors de prix : les baisses d'impôts.
Le journal Fakir, dirigé par François Ruffin, m'a abonné de force l'an dernier. Je le reçois donc gratuitement, dès sa parution, pas assez souvent hélas, puisque c'est un trimestriel. En échange, ils ne me demandent rien, évidemment. Mais ils espèrent bien que j'en dise du bien de temps en temps. Je le fais librement (si Le Figaro ou Valeurs Actuelles me contactaient pour les mêmes raisons, vous imaginez bien ce qu'il adviendrait…), en affirmant même haut et fort que la lecture de ce petit canard d'origine picarde est une œuvre de salubrité publique. Le dossier du dernier numéro (en espérant que ce ne soit pas vraiment le dernier, puisqu' il est sous le coup d'une demande de 75 000 euros de dommages et intérêts par le multimillionnaire (452 millions d'euros de fortune personnelle) boursicoteur (et libéralisateur de la finance en France), Jean Charles Naouri, PDG de Casino… L'histoire est là ) est justement intitulé « De Bérégovoy à Sarkozy, comment ils ont ruiné la France », et traite brillamment de la baisse continue des impôts des riches depuis les années 1980. C'est ce dossier qui a inspiré le billet, et j'en ai réutilisé certains chiffres.
La taxe professionnelle a carrément été supprimée ! Et les collectivités locales dont c'était la principale source de financement, sont priées de se serrer la ceinture et de se démerder. Qui en est encore la victime ? Devinez !
Le taux théorique de l'impôt sur les sociétés est de 33.3%, mais il n'est appliqué que pour les PME. En pratique, de nombreuses astuces plus ou moins légales existent, qui sont abondamment utilisées par les grosses entreprises et les multinationales. Y compris la délocalisation des bénéfices dans les paradis fiscaux (dont le bon peuple est prié de croire qu'ils n'existent plus !). Ainsi, le taux moyen d'imposition des sociétés de plus de 2 000 personnes est de 13%, quant à celles du CAC 40, il n'est que de… 8% !
Quel talent de boni-menteur il faut pour expliquer à la masse des électeurs de base qu'il faut travailler plus et renoncer à la sécu !
Quant à l'ISF, il est absolument inconcevable de le supprimer ! Il faut au contraire le rétablir dans son esprit initial, ce qui permettrait certainement d'en retirer plusieurs milliards supplémentaires tous les ans.
Seulement voilà : tel un troupeau de crocodiles qui militent pour la protection des maroquiniers, ou comme un footballeur qui marque un but contre son camp, l'électeur de base est farouchement opposé à toute hausse d'impôts. Pire, il gobe les plus grosses âneries gouvernementales avec la naïveté d'un lapin de 6 semaines.
En fait, le seul impôt qu'il supporte, c'est la TVA, qui est justement le plus injuste, celui qui frappe le plus durement les pauvres ! Nul doute que lorsque DSK aura remplacé Sarkozy, sa première mesure sera l'augmentation de la TVA, accolée à l'épithète « sociale » pour mieux faire passer la pilule.
Avez-vous remarqué que les plus acharnés à repousser l'âge de départ en retraite sont ceux qui y sont déjà ? Il est de même assez curieux de constater que ceux qui revendiquent le plus bruyamment une « baisse des impôts » sont ceux qui en paient le moins, et que ceux qui applaudissent le plus fort à la baisse des « droits de succession » sont ceux qui n'en paieront jamais.
Sarkozy et sa clique jouent sur cette anomalie quand ils déclarent qu'« au terme d'une vie de labeur, il est indispensable de laisser un petit pécule à ses enfants sans que l'État n'en ponctionne une partie »… Ce faisant, ils mélangent allègrement l'héritage de quelques milliers d'euros qui permettront à peine de payer les factures salées du croquemort, du notaire et du curé (héritage qui n'a évidemment jamais été taxé), et un héritage de richissime entrepreneur qui permettra à ses héritiers, même nuls, de se dorer la pilule toute leur vie aux frais des clampins de base, qui devront par ailleurs payer tous leurs médicaments, payer pour leurs services ex-publics et désormais assurés par les sociétés privées de la clique du Fouquet's et bosser jusqu'à la mort en se lamentant : « on n'a pas le choix »…
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