Pôle-Emploi amplifie les difficultés d’embauche

Publié le par leventdelavie.over-blog.fr

Je préfère me taire!!!!!!!!! Ceux qui me connaissent entendront hurler les mots du silence....... Et pour la fin un grand éclat de rire...... On dit que le rire est une forme de rejet...... cela doit être le rire pour ne pas pleurer....... (ou tout casser!!!!) Il y a tout de même des coups de pied au cul qui se perdent!!!!!
 
 
07 avril 2011

Pôle-Emploi amplifie les difficultés d’embauche

taux-demplois-vacants-eurostat-2008.1302137661.pngEn France, le taux des emplois vacants est un des plus faibles d’Europe, selon Eurostat : pas plus de 0,6%, contre 0,9% en Italie, 1% en Suède et… 2,7% en Allemagne. Il est donc difficile de prétendre que les entreprises françaises connaissent de sérieuses difficultés de recrutement.

Pourtant, chaque année depuis 2002, Pôle-Emploi publie son enquête sur les besoins en main d’œuvre (BMO), avec ce morceau de choix : une bonne partie des entreprises ayant des projets de recrutement expriment leur crainte de réaliser ceux-ci avec difficultés.

Ainsi, lorsque Pôle-Emploi les a interrogés en décembre 2010, avant même d’avoir enquete-bmo-2011-couverture.1302137806.jpgrédigé la moindre petite annonce, 38% des recruteurs potentiels en 2011 pressentaient déjà les obstacles qu’il leur faudrait surmonter. Cela représente 586.112 projets de recrutements sur 1.542.376 recensés.

Pas moins de 81,4% d’entre eux prévoyaient que les candidats répondant à leur offre n’auraient pas le profil adéquat - manque d’expérience, de diplôme, de motivation. Quelque 70,8% anticipaient une pénurie de candidats.A peine un tiers envisageait des difficultés liées aux conditions de travail, et moins d’un cinquième un déficit d’image.

difficultes-de-recrutement-et-taux-de-chomage.1302137978.pngPôle-Emploi ne s’est d’ailleurs pas contenté d’interroger les recruteurs sur leurs difficultés à recruter. Il a aussi interrogé les non-recruteurs sur les difficultés qu’ils auraient pu redouter, s’ils avaient envisagé d’embaucher. On frissonne.

Et peu importe que la proportion des recrutements dit « difficiles » ait diminué de 58,5% en 2002 à 38% en 2011. Peu importe que les embauches réelles, en proportion des emplois existants, se soient accrues de 37% en 2003 à 43% en 2009, selon le ministère du Travail. Peu importe que la plupart des projets de recrutements s’adressent à des non-qualifiés, alors qu’on ne cesse de persuader les jeunes que le diplôme assure l’embauche. Pôle-Emploi a réussi, une fois encore, à installer les difficultés d’embauche à la « Une » des journaux.

Nicolas Sarkozy pourra ainsi continuer à répéter, à chaque occasion, qu’il y a dans ce pays « 500.000 offres d’emplois nicolas-sarkozy-a-pole-emploi.1302138139.jpgnon pourvues » - un chiffre sorti de nulle part mais propre à frapper les esprits, en suggérant que les chômeurs le sont par paresse, car ils refusent les offres d’emplois qu’on leur fait.

Pôle-Emploi montre d’ailleurs le petit bout du nez de son enquête, dans une de ses deux notes de synthèse. Alors que la plupart des chômeurs recherchent un emploi en contrat à durée indéterminée (CDI), près de 55% des projets de recrutement des employeurs sont des contrats à durée déterminée (CDD). Comment le dissimuler ? En saucissonnant les CDD, afin d’écrire ceci, page 2 :

«Les établissements recruteurs envisagent le plus souvent de proposer des postes en CDI. C’est le cas pour 45,3 % d’entre eux. Les propositions de CDD de 6 mois ou plus concernent 23,2 % des recruteurs et les CDD de moins de 6 mois sont envisagés par 38,9 conseiller-pole-emploi.1302138247.jpg% des employeurs. »

C’est ainsi qu’à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), une agence de publicité recherche, via Pôle-Emploi, « un distributeur de magazines gratuits, bon relationnel, vif et dynamique », pour un CDD d’un jour, en réalité deux heures payées 9 euros chacune.

Imaginez qu’un nonchalant grincheux se présente. Pour le recruteur, les difficultés commencent.

 
 
 
 
 
 
Publicité

Publié dans Coup de gueule

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article