Peut-on élire un Président juif en France?

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Rien à rajouter mes commentaires sont dans le texte et à la fin de l’article un aperçu de la vue des autres.....

 
 
Mercredi 23 février 2011 - 
 
Peut-on élire un Président juif en France?
  
  
La question que certains sous-entendent dans la polémique lancée par Christian Jacob est, hélas, une vieille rengaine française.
- DSK en mars 2010 à Bucarest. REUTERS / Bogdan Cristel -
  
  
Dimanche 13 février 2011, sur Radio J, Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a déclaré que Dominique Strauss-Kahn n'incarnait «pas l'image de la France, l'image de la France rurale, l'image de la France des terroirs et des territoires, celle qu'on aime bien, celle à laquelle je suis attaché». Au mieux, cette phrase, largement commentée depuis, est maladroite; au pire, carrément nauséabonde.

Depuis, le responsable UMP a précisé ses propos en expliquant qu'à ses yeux, DSK incarne davantage «les bobos» que la «France rurale». Mais la strauss-kahnie, elle, les a interprétés autrement, dégainant illico le point Godwin. Sortie «profondément malsaine» pour Pierre Moscovici qui craint d'y retrouver «un peu une rhétorique de l'extrême droite de l'entre-deux-guerres». Déclaration «indigne» pour Jean-Christophe Cambadélis, estimant que «dire que DSK n'est pas à l'image de la France, c'est sous-entendre qu'il est un étranger, un apatride, membre du “parti de l'étranger”, voire malheureusement bien autre chose». Waou!!!! Rien que tout ça?????? Ils comprennent bien ce qu’ils veulent à moins qu’ils n’aient l’esprit tordu où l’esprit de persécution? A titre personnel je l’avais bien compris dans le sens indiqué par l’émetteur de la réflexion...... Et je suis bien d’accord avec lui ne m’en  déplaise....

Au-delà de la polémique politique, l'affaire Jacob-DSK soulève une interrogation indirecte: les Français votent-ils pour un candidat en tenant compte de sa confession, juive dans le cas de Dominique Strauss-Kahn, ou de ses origines? Ils n’ont pas rechigné a voter pour Sarkozy....  Difficile de répondre clairement tant la question a toutes les caractéristiques du tabou. Une chose est sûre: à ce jour, aucun président de confession juive n'a été élu sous la Ve République. Si la question d'une éventuelle incompatibilité semble avoir peu de sens en 2011, elle en a eu pendant longtemps. Chercheuse au Centre d'études européennes de Sciences-Po et spécialiste de l'extrême droite, Nonna Mayer rappelle que «la possibilité qu’un président de la République soit juif (...) paraissait choquante à un Français sur deux en 1966».

Durant l'entre-deux-guerres, le débat a été encore plus violent et les exemples politiques nombreux, surtout à l'encontre de figures de la gauche attaquées par l'extrême droite de l'époque. En 1936, Xavier Vallat, député nationaliste et antisémite, futur «commissaire général aux questions juives» sous le régime de Vichy, déplorait notamment qu'avec la nomination de Léon Blum à la présidence du conseil, «la France, vieux pays gallo-romain, soit désormais dirigée par un juif». Plus tard, Pierre Mendès-France, figure de la gauche morale, se verra lui aussi reprocher de n'avoir «pas assez de terre française à la semelle de ses souliers». Que dire enfin de la sortie en 2010 de l'ancien baron socialiste de l'Hérault Georges Frêche contre la «tronche pas catholique » même les expressions françaises deviennent interdites.... celle là en est une utilisée même contre un catho.... Si c’est la gauche de chez nous.... et qu’ elle  à le pouvoir... ça va être gentillet..... Ils peuvent critiquer l’actuel de l’Elysée sur le sujet....... de Laurent Fabius? 

Une réalité française

L'antisémitisme en France est-il vraiment de l'histoire ancienne? Pas sûr si l'on se réfère à une étude commandée en 2009 par l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) sur «la circulation des préjugés» dans notre pays. Selon ce sondage qui fait un tour d'horizon de préjugés types concernant différentes minorités (les arabes et le vol, les femmes et la compétence professionnelle, les noirs et la force physique...), 42% des personnes interrogées estiment «pas grave» de déclarer que «les juifs ont plus d'influence que les autres dans la finance et les médias». Elles sont même 18% à estimer que ce n'est «pas du tout grave», de quoi accréditer l'idée d'un noyau dur d'environ 20% de Français prompts à nourrir des réflexes antisémites.  

Dominique Strauss-Kahn lui-même semble avoir envisagé par le passé ses origines juives comme un possible frein pour sa carrière politique. Dans un article du Monde paru en octobre 2006, il expliquait avoir «longtemps pensé qu'être juif serait un handicap dirimant. Aujourd'hui, je crois que si être juif est un handicap, cela ne l'est qu'auprès de la frange très marginale des électeurs de gauche antisémites».

L'hostilité serait désormais cantonnée à une marge de l'électorat dépassant le clivage droite-gauche classique. Au printemps 1991, DSK qui est alors ministre délégué à l'Industrie dans les gouvernements Cresson puis Bérégovoy, donne une interview à la revue de géopolitique Passages. Dans cet entretien publié en pleine guerre du Golfe et des menaces de Saddam Hussein contre Israël, le socialiste déclare:

«Je considère que tout Juif dans la diaspora, et donc c'est vrai en France, doit partout où il le peut apporter son aide à Israël. C'est pour ça d'ailleurs qu'il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. Tout le monde ne pense pas la même chose dans la Communauté juive, mais je crois que c'est nécessaire. Car, on ne peut pas à la fois se plaindre qu'un pays comme la France, par exemple, ait dans le passé et peut-être encore aujourd'hui, une politique par trop pro-arabe et ne pas essayer de l'infléchir par des individus qui pensent différemment en leur permettant de prendre le plus grand nombre de responsabilités. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l'ensemble de mes actions, j'essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d'Israël.»   A bon en tendeur salut   

  

Ces cinq phrases ne cessent depuis d'être commentées sur internet, et les attaques sont multiples: forums, sites ou blogs d'extrême droite comme d'extrême gauche, islamistes comme altermondialistes... Ceux-là y voient la preuve du communautarisme juif du leader socialiste ???? Le fait est que l’on peut se poser des questions....  français et celle d'un complot de la finance mondialisée et cosmopolite, vieilles thématiques du discours antisémite.

La fin d'un phantasme

Mais d'autres études pondèrent ce niveau général inquiétant d'un antisémitisme de France et développent au contraire l'idée d'une plus grande tolérance de la société. Chaque année, le rapport de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) sur «le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie» pointe un recul constant des opinions ouvertement hostiles aux minorités, y compris à la minorité juive.

Dans celui publié en 2009, la CNCDH précise même que «90% de la population (soit +2 points par rapport à 2008) considère que les Français juifs sont des Français “comme les autres”». Ce «niveau le plus bas» des opinions antisémites s'expliquerait par «le renouvellement générationnel, la hausse du niveau d’études et la diversité croissante de nos sociétés». 

Le politologue Jean-Yves Camus, spécialiste des extrêmes droites, confirme «une normalisation du fait juif dans la vie politique française». «Cette question ne se pose plus, mais elle se posait encore jusque dans les années 1980 avec par exemple la personne de Simone Veil qui appartient à la dernière génération politique victime d'antisémitisme de la part d'une fraction de la population», précise le chercheur.

Le préjugé négatif concernerait davantage aujourd'hui la minorité musulmane. Dans le rapport de 2009 de la CNCDH, 30% des sondés avaient une mauvaise image de l'islam, un chiffre élevé mais en baisse (ils étaient 39% en 2007). «Pour beaucoup de Français, voter pour un candidat musulman fait plus débat que voter pour un candidat juif», explique Nonna Mayer, qui cite le rapport de la CNCDH selon lequel «de toutes les religions, (la religion musulmane) serait celle qui suscite le plus d'images négatives» dans l'Hexagone.

A l'inverse, si la judéité n'est plus un handicap politique, elle pourrait être, à l'instar d'autres «marqueurs» de minorités, un atout.

Jérôme Sainte-Marie, de l'institut de sondage CSA, y voit «un possible effet valorisant pour le candidat». «D'un côté, c'est quelque chose de bon pour l'estime de soi de l'électeur qui peut se prévaloir de voter pour un candidat issu d'une minorité –juif, noir ou femme par exemple– même si en privé, il développe des comportements antisémites, racistes ou machistes. Chouette l’urne remplace le psy...... De l'autre, c'est un élément de protection pour le candidat lui-même, avec un effet bouclier contre d'éventuelles basses attaques», C’est  exactement ce qu’ils sont en train de faire en travestissant le moindre propos.... et bien moi ça me fait l’effet contraire comme un besoin de m’auto protéger contre une dictature de la pensée....  explique le sondeur.

En ce sens, les propos de Christian Jacob contre DSK sont du pain béni pour le responsable du FMI. Ils le victimisent au point même d'obliger l'ensemble du PS à faire bloc derrière lui.

L'effet Sarkozy

L'élection présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 semble avoir été un pas de plus en avant. Même s'il n'est pas juif au sens religieux du terme –il n'est pas né de mère juive ou ne s'est pas converti au judaïsme– le chef de l'Etat a néanmoins mis en avant durant la dernière campagne électorale ses origines familiales hongroises et juives par son grand-père paternel, allant jusqu'à se présenter comme un «petit Français de sang mêlé». Dans une interview au quotidien israélien Haaretz en 2006, Christian Estrosi, l'un de ses soutiens, l'a même présenté comme «le candidat naturel des électeurs juifs».

Cette élection aurait fait bouger les lignes, y compris dans son propre camp. Dans leur biographie fouillée de Jean-François Copé, publiée en 2010, les journalistes Solenn de Royer et Frédéric Dumoulin expliquent que la victoire de Nicolas Sarkozy a levé sur ce point comme sur beaucoup d'autres, les doutes de «l'homme pressé» de la droite et désormais patron de l'UMP (et chroniqueur sur Slate.fr). Avant de s'appeler Copé, la famille du député-maire de Meaux s'appelait jusqu'aux années 1950 «Copelovici». Des racines juives au double patrimoine ashkénaze et sépharade: la Roumanie et la Bessarabie (actuelle Moldavie) du côté de son père; l'Algérie, la Tunisie et le Maroc du côté de sa mère.

Selon ses biographes, l'ancien ministre du Budget a toujours fait part de la plus grande pudeur, voire d'une certaine gêne, à l'égard de ses origines.

«Jean-François Copé, élevé dans l'univers très bourgeois – et très largement catholique – des VIIe et VIIIe arrondissements de Paris, est longtemps resté discret sur sa judéité, quand il ne l'a pas carrément tue.»

Peu après l'accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé se serait confié à un ami, cité dans le livre. «Tu sais, l'élection de Sarko a brisé pas mal de tabous...», lui aurait-il dit. «De quoi veux-tu parler?» lui demande son proche. «Il avait un grand-père juif», aurait répondu Copé.

Bastien Bonnefous

Article modifié le 24 février 2011: contrairement à ce qu'il était indiqué, Nonna Mayer ne travaille plus au Cevipof mais au Centre d'études européennes de Sciences-Po

  

 

Malaise
Soumis par marianne ARNAUD, le mercredi 23 février 2011 à 9h33

J'ai éprouvé un réel malaise à la lecture de cet article.
Essayons de reprendre les choses par le début.
Un député, d'origine paysanne et paysan lui-même, dit sur Radio J (drôle d'endroit pour tenir des propos antisémites), que pour lui, DSK "n'incarne pas l'image de la France des terroirs".
Certains de ses amis, Moscovici et Cambadélis notamment, voient dans cette affirmation, l'opportunité de cristalliser sur leur candidat, les sentiments indiscutablement antiracistes de la France d'aujourd'hui.
Le message subliminal étant : voter DSK, c'est voter antiraciste et à contrario, s'opposer à DSK c'est risquer de passer pour antisémite.
Pour ma part, si je peux comprendre la démarche électoraliste des amis de DSK, je ne peux m'empêcher de penser qu'il est malsain de "jouer" avec des concepts du passé, au risque de les réactualiser même si ce ne sera qu'à la marge.

  

Siddartha a répondu le mercredi 23 février 2011 à 16h36

Chère Marianne,
Je vous propose une explication à votre malaise : relisez tranquillement la déclaration de DSK qui est citée dans cet article : c'est très clairement un engagement de "sionisme", ce qui n'a strictement rien à voir avec l'antisémitisme.
On peut avoir, par exemple, des "origines italiennes" et ne pas être d'accord avec la politique de Mr Berlusconi !
Et si on devient président de la république, une telle confusion devient dramatique !

 

Yes we Kahn...
Soumis par Stephane-Chalangeas, le mercredi 23 février 2011 à 9h54

Identifier les antisémites sur la base de leur croyance que «les juifs ont plus d'influence que les autres dans la finance et les médias» me semble, dans le contexte de cet article sur DSK, pour le moins amusant. Avec tout le respect que je dois à tous mes concitoyens quelque soit leur origines ethniques ou religieuses, nous devons arrêter le "politiquement correcte". C'est contre-productif. Je sais très bien que DSK est Juif, qu'il a de l'influence dans les milieux bancaires et dans les médias. Ça ne va pas m'empêcher de voter pour lui, bien au contraire, je crois même que c'est une des principales raisons pour laquelle il peut compter sur mon bulletin.

Nous devons sortir de ce discours béni oui oui. La réalité est ce qu'elle est et ce n'est pas en la niant qu'on va aider les peuples à mieux s'entendre. C'est plutôt en acceptant nos différences et en attelant les talents de chacun que nous avancerons vers la construction d'une société cohérente.

Les religions, quelles qu'est soient, sont les systèmes de croyances suprêmes qui régissent la vie des hommes plus qu'aucune autre force. Même un athée comme moi, fait découler ses principes de vie et sa relation aux autres sur la base de ses croyances religieuses ou de leur absence. Alors, les choix et croyances religieuses ( musulman, athée, juif, catho, protestant, bouddhiste etc...) du future président de notre république laïque, au delà du sectarisme et de l’intolérance instinctive et imbécile, sont bien évidement des critères de choix primordiaux

Le débat n'est pas au bon endroit
Soumis par Francois_Hien, le mercredi 23 février 2011 à 11h11

Je trouve un peu partiale l'approche de cet article. Car pour un certain nombre de citoyens, il n'y a absolument aucun problème avec le fait qu'un candidat à la présidentielle soit juif ; en revanche, le fait qu'il déclare avoir pour ambition profonde de servir les intérêts d'un autre pays pose question. Non pas que nous soyions systématiquement contre les intérêts du pays en question, mais enfin nos intérêts singuliers ne coïncident pas nécessairement avec les intérêts de ce pays. Notre politique étrangère doit être ajustée en fonction de nos intérêts et de nos valeurs et ne pas s'arrimer inconditionnellement aux vues d'un pays dont la majorité de la population française désapprouve non l'existence mais l'usage de la violence.
Sous cet angle, il est bien évident que la déclaration de Stauss-Kahn pose problème... Israël est une belle entreprise civilisationnelle (actualisation de l'hébreu, etc...) mais une entreprise politique souvent très douteuse, qui viole régulièrement les résolutions de l'ONU, sans parler des droits de l'homme, tout en bénéficiant d'une grande complaisance des dirigeants occidentaux. Il me semble tout à fait normal que les citoyens des pays occidentaux soient attentifs à ce que leurs dirigeants défendent leurs intérêts propres et leurs valeurs (notamment les droits de l'homme) au lieu de soutenir inconditionnellement un état dont la logique militaire est pour le moins contestable. Il n'y a pas là d'antisémitisme... L'allégeance de Sarkozy au modèle occidentaliste néoconservateur américain pose la même question ; il en eut été de même si un dirigeant communiste avait été au pouvoir en France pendant la guerre froide et avait défendu les intérêts soviétiques avant les intérêts français.
En somme, sur toutes les questions ayant trait à Israël, il serait temps de cesser d'essentialiser les débats (comme s'ils avaient systématiquement à voir avec la judéité de tel ou tel) mais d'en revenir à des considérations pragmatiques de politique étrangère et de singularité nationale

titre racoleur article nauséabond
Soumis par ZaZoo, le mercredi 23 février 2011 à 13h30

pourquoi autant de carences politicomédiatique ?!
n'y a t'il pas plus important & intéressant que ce genre de sujet stérile & démodé comme pointer du doigt les failles du système en somme rehausser le niveau.
ces sujets sont des écrans de fumée pour masquer les incompétences & les intérêts personnels des uns et des autres.

le citoyen veut une politique sociale, économique, sécuritaire, écologique qui sera menée à bien afin de ne pas continuer à sombrer dans une société qui est en perte de repères, d'intérêt collectif, de priorités.
le citoyen veut manger à sa faim, se loger décemment, pouvoir partir en vacances après avoir travaillé toute l'année, pouvoir se faire plaisir ainsi qu'à ses proches, ne pas payer 60,40 euros/mois pour pouvoir se déplacer uniquement dans paris intramuros !

l'arbre généalogique des candidats(e)n'intéresse que les plus primitifs d'entre nous qui ne veulent finalement ni avancer ni évoluer mais se complaire dans une misère intellectuelle.

l'utopie est que tout chef d'état qui représente son peuple (élu au suffrage universel) mette de côté ses origines (ethniques,
religieuses, sociales, claniques) honore son costume de chef d'état, applique ce pour quoi son peuple l'a élu.

comme par exple (actualité oblige)limoger par la grande porte tout ministre, secrétaire d'état, préfet etc qui se fait payer ses vacances ou ses petits caprices par un autre état (certains diront pas grave ce n'est pas notre argent ! c'est pire c'est l'argent du peuple hôte ! je vous rassure ce n'est ni ben ali ni moubarak ni untel qui a sorti "son" argent pour régler les notes ! conflit d'intérêt quand tu nous tiens pas! l'argent du contribuable français ne vaut pas mieux que celui d'un quelconque autre peuple d'autant plus si celui-ci se fait voler, spolier ce qui lui revient de droit)

de vieilles expressions de la langue française sont amenées à disparaitre les principes n'ont pas suffi.

Sionisme
Soumis par Siddartha, le mercredi 23 février 2011 à 15h13

Il faut féliciter Slate d'avoir le courage de reproduire la déclaration de DSK dans cet article de 2006. Le problème, c'est sa toute première phrase :
 
"Je considère que tout Juif dans la diaspora, et donc c'est vrai en France, doit partout où il le peut apporter son aide à Israël"

Buvez un verre d'eau fraîche,reprenez votre calme et relisez là une fois de plus, à tête reposée : Mr DSk nous dit tout simplement que selon lui toute personne qui a des origines juives doit faire passer les intérêts de l'état d'Israël avant les intérêts du pays dont il est citoyen.
En tant que "citoyen", cet homme politique pense et fait évidemment ce qu'il veut, le problème, c'est d'élire cette personne pour la fonction de président de la république, premier responsable de la politique étrangère de notre pays.

Il n'y a aucune raison, et ce n'est effectivement pas le cas, pour que les intérêts de la France et d'Israël aillent partout et toujours dans le même sens. Dans de nombreuses situations récentes, ces intérêts se sont même avérés clairement opposés et ceci pourrait enfin nous apporter la clef explicative des nombreuses incohérences qui nous surprennent tellement dans la politique étrangère de notre gouvernement actuel.

Votre article ne répond absolument pas à cette question, et sur les 21 premiers commentaires que je peux lire, un seul: "Le débat n'est pas au bon endroit" pose la bonne question...

 
 
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Publié dans Méfiance.....

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