Il y a ce que l'on voit et ce que l'on de voit pas.......
Cela mérite pour le moins que l’on s’y arrête pour y réfléchir un peu...... Ca ressemble effectivement a un jeu de dupes........ Je te donne d’une main et tu me rends de l’autre..... et en quelque sorte c’est moi qui fais le choix de là ou va l’argent de l’Etat ( qui fait la politique dans ces conditions?) ..... Pour ma part je trouve choquant ce genre “d'échange”.... Quand on donne on ne reprend pas ou alors effectivement cela devient vite “une opération” à multiples facettes..... Quand au vulgum pecus qui n’a pas grand chose et donne en conséquence, c’est en plus aimer être surveillé par l’Etat sur ses penchants. A ceux qui ne peuvent que donner très peu l’on fait croire que ce sera déduit de leurs impôts..... ben voyons!!!!!!! A moins qu’ils donnent juste ce qu’il faut pour faire baisser d’une tranche ou éviter de passer dans la tranche supérieure ça ne changera rien hormis que d’indiquer ses idées, gouts et penchants...... Avec un peu de chance le service des impôts vendra cette donnée personnelle (comme pour les cartes grises) et la personne recevra des publicités en rapport et des quémandes supplémentaires.....
Ma question est : si une politique plus juste était mondialement menée...... Aurions nous besoin de faire survivre un grand nombre grâce à “la charité”????????? Qui plus est une charité qui souvent ne l’est que de nom car elle rapporte bien à certains......
Philanthropie: « Plus on est riche, plus on est chiche » ?
Régis Soubrouillard - Marianne | Mardi 28 Décembre 2010 à 06:01 | Lu 3952 fois
Alors que les milliardaires américains multiplient les dons et créennt des fondations, le président d'honneur de la Fondation de France se félicite dans les Echos, des nouveaux ressorts de la philanthropie française. Dans le même temps, Libération tentait de sonder l'esprit philanthrope de quelques nababs français. Le quotidien attend toujours les réponses.
« Plus on est riche, plus on est chiche » cette réflexion du poète chinois Lu Xun trouve sa parfaite illustration dans le dossier publié ce 27 décembre par le quotidien Libération qui, plus crûment, affirme que « les milliardaires se foutent de la charité ».
Contactées par le journal pour s'exprimer sur leur conception de la philanthropie, les grandes fortunes françaises se sont, pour la plupart, murées dans le silence : « circulez, il n’y a rien à recevoir ».
A des années-lumières de ces professionnels de la philanthropie, que sont à l’instar de Warren Buffet et Bill Gates, les milliardaires américains. On en fait des gorges chaudes. A ce jour, ce sont en tout et pour tout 58 milliardaires qui se sont engagés à donner la moitié de leur fortune à des oeuvres caritatives qui leur feront bénéficier d’avantages fiscaux très importants.
Aux États-unis, le sociologue Christopher Lasch exprimait dans son dernier livre écrit avant sa mort, en 1995, toute l'inquiétude que lui inspirait l'ascension dans son pays d'une nouvelle élite, indifférente aux qualités civiques qui avaient marqué la société américaine jusqu'au début de ce siècle.
Au début de la démocratie américaine, des obligations civiques étaient rattachées à la richesse. Les riches familles, établies depuis plusieurs générations dans leur communauté, se reconnaissaient le devoir de libéralité envers elle, la gratifiant d'hôpitaux, d'écoles, de bibliothèques, de monuments et de parcs.
Carnegie, Rockfeller, Ford, ou Soros, une philanthropie d’influence libérale soucieuses de gommer –c’est contradictoire- les excès du capitalisme.
Une tradition de générosité peu à peu disparue qui semble donc retrouver une certaine vigueur.
L’initiative de quelques milliardaires suffira-t-elle a endigué l'avarice « des ploutocrates américains motivés par leur obsession de figurer dans la liste des 400 américains les plus riches fabriquée par la revue Forbes » ?
Contactées par le journal pour s'exprimer sur leur conception de la philanthropie, les grandes fortunes françaises se sont, pour la plupart, murées dans le silence : « circulez, il n’y a rien à recevoir ».
A des années-lumières de ces professionnels de la philanthropie, que sont à l’instar de Warren Buffet et Bill Gates, les milliardaires américains. On en fait des gorges chaudes. A ce jour, ce sont en tout et pour tout 58 milliardaires qui se sont engagés à donner la moitié de leur fortune à des oeuvres caritatives qui leur feront bénéficier d’avantages fiscaux très importants.
Aux États-unis, le sociologue Christopher Lasch exprimait dans son dernier livre écrit avant sa mort, en 1995, toute l'inquiétude que lui inspirait l'ascension dans son pays d'une nouvelle élite, indifférente aux qualités civiques qui avaient marqué la société américaine jusqu'au début de ce siècle.
Au début de la démocratie américaine, des obligations civiques étaient rattachées à la richesse. Les riches familles, établies depuis plusieurs générations dans leur communauté, se reconnaissaient le devoir de libéralité envers elle, la gratifiant d'hôpitaux, d'écoles, de bibliothèques, de monuments et de parcs.
Carnegie, Rockfeller, Ford, ou Soros, une philanthropie d’influence libérale soucieuses de gommer –c’est contradictoire- les excès du capitalisme.
Une tradition de générosité peu à peu disparue qui semble donc retrouver une certaine vigueur.
L’initiative de quelques milliardaires suffira-t-elle a endigué l'avarice « des ploutocrates américains motivés par leur obsession de figurer dans la liste des 400 américains les plus riches fabriquée par la revue Forbes » ?
La philanthropie pour contourner l'impôt
En France à ce jour, aucun riche homme d’affaires n’a signé « la promesse de don ». La tradition philanthropique française n’a jamais été très vivace, au contraire de sa tradition dynastique : les « fils de » héritent des entreprises familiales, contribuant à créer une « caste des riches » comme l’ont montré les travaux des sociologues Michel et Monique Pinçon.
Un avis que ne partage pas le président d’honneur de la Fondation de France. Dans une tribune des Echos, Yves Sabouret, vient contredire tout le dossier de Libé estimant que « la France dispose aujourd’hui -peu de personnes en sont conscientes- du dispositif le plus favorable d’Europe dans ce domaine ». Et de citer une nouvelle catégorie de jeunes fondateurs, dans le secteur de la finance et des nouvelles technologies, plus proches de la culture anglo-saxonne qui créent leurs fondations et font montre d'une générosité inédite jusque là.
Faut-il s'en féliciter ? Derrière la « générosité » des philanthropes, c’est tout le gratin des élites occidentales qui ouvre ses carnets de chèque dans une vaste opération d’aide humanitaire internationale. Ce seront toujours les plus fortunés qui décideront ce qu’ils feront de leur argent. Un modèle de charité généralisé qui procède de choix personnels quand la solidarité est censée se mettre au service des intérêts du plus grand nombre.
Une privatisation de la solidarité dans le droit fil du droit de l’hommisme sélectif qui fit fureur à partir des années 80. « C’est un moyen de contourner l’impôt » indique Gilles Gagné, professeur de sociologie à l’Université Laval, invité à commenter le système de financement canadien des universités : «les entreprises ou les individus fortunés peuvent contourner le gouvernement, qui se retrouve alors appauvri et perd sa capacité à financer les universités sans restrictions. Et de l’autre côté, ils vont redonner cet argent là où il serait allé, dans une institution publique, mais en ayant l’avantage de dicter ce à quoi il servira».
Sans pointer du doigt les milliardaires qui sont autant de généreux donateurs, leur seule capacité à donner la moitié de leur fortune sans renoncer à leur train de vie de nantis devrait au moins amener à s’interroger sur un modèle de société où un don personnel de 40 milliards de dollars est, non seulement possible, mais ne représente en rien un quelconque sacrifice pour le donateur et ses descendants.
Un avis que ne partage pas le président d’honneur de la Fondation de France. Dans une tribune des Echos, Yves Sabouret, vient contredire tout le dossier de Libé estimant que « la France dispose aujourd’hui -peu de personnes en sont conscientes- du dispositif le plus favorable d’Europe dans ce domaine ». Et de citer une nouvelle catégorie de jeunes fondateurs, dans le secteur de la finance et des nouvelles technologies, plus proches de la culture anglo-saxonne qui créent leurs fondations et font montre d'une générosité inédite jusque là.
Faut-il s'en féliciter ? Derrière la « générosité » des philanthropes, c’est tout le gratin des élites occidentales qui ouvre ses carnets de chèque dans une vaste opération d’aide humanitaire internationale. Ce seront toujours les plus fortunés qui décideront ce qu’ils feront de leur argent. Un modèle de charité généralisé qui procède de choix personnels quand la solidarité est censée se mettre au service des intérêts du plus grand nombre.
Une privatisation de la solidarité dans le droit fil du droit de l’hommisme sélectif qui fit fureur à partir des années 80. « C’est un moyen de contourner l’impôt » indique Gilles Gagné, professeur de sociologie à l’Université Laval, invité à commenter le système de financement canadien des universités : «les entreprises ou les individus fortunés peuvent contourner le gouvernement, qui se retrouve alors appauvri et perd sa capacité à financer les universités sans restrictions. Et de l’autre côté, ils vont redonner cet argent là où il serait allé, dans une institution publique, mais en ayant l’avantage de dicter ce à quoi il servira».
Sans pointer du doigt les milliardaires qui sont autant de généreux donateurs, leur seule capacité à donner la moitié de leur fortune sans renoncer à leur train de vie de nantis devrait au moins amener à s’interroger sur un modèle de société où un don personnel de 40 milliards de dollars est, non seulement possible, mais ne représente en rien un quelconque sacrifice pour le donateur et ses descendants.
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